Biographie

Raphaël Lucas, portrait par Cédric Matet Né à Sète en 1983, j'ai passé les vingt premières années de ma vie immergé dans la musique. Mère chanteuse, beaucoup de disques à la maison dans tous les registres, des journées entières à improviser au piano et sur la batterie du père. Je suis aujourd'hui photographe et compositeur basé en Aveyron. Mon parcours hybride entre musique classique contemporaine et image me permet de développer des projets où le son et la photographie se répondent constamment.

Sète, ville natale

Je suis fier de cette appartenance. Sète m'a laissé cette sensation profonde que le monde était toujours plus loin, qu'il fallait aller voir ailleurs, qu'il y avait toujours un horizon à franchir. Les éléments à Sète, ville si sensorielle, les vents, l'extraordinaire lumière, les odeurs marquantes, tout est en moi.

Formation

Après le conservatoire municipal de Sète (où je suis entré à l'âge de 5 ans), puis celui de Montpellier, dans la classe des «percussions» et aussi en section «écriture», c'est l'aventure américaine, de 2006 à 2012. Là, je me forme à la composition à la State University of New York College at Purchase où j'obtiens un Bachelor puis un Master of Music. J'étudie également à la Manhattan School of Music à New York sous la direction de Nils Vigeland, un des piliers de la prestigieuse école, élève du grand compositeur américain Morton Feldman, intime de John Cage. Stylistiquement, je suis plus proche de Morton Feldman, mais Nils Vigeland a été un mentor, dans le meilleur sens du terme.

Par cette prise du large, je m'extrais de ce que j'avais pressenti devoir vivre en France, à l'excès : La liberté esthétique que j'ai expérimentée là-bas, et cette invitation à ouvrir ma culture musicale, je ne l'aurais pas connue en France, où je déplorais un hermétisme. Je me sentais dans une sorte d'ornière musicale. Je n'ai connu que très tardivement la French Touch, par exemple.

Prix & Résidences

Photographie

Autoportrait de Raphaël Lucas Au retour des États-Unis, je m'installe à Paris puis me lance dans la photo. En parallèle de la musique, la photographie est devenue un langage essentiel de mon travail. J'ai suivi des workshops avec Cédric Gerbehaye, Michael Ackerman, Ljubisa Danilovic, Arja Hyytiaïnen et Martina Bacigalupo pour affiner ma pratique documentaire et artistique.

Paysage de Sauclières, Aveyron — photographie de Raphaël Lucas Dans cette série de photographies, je rends très bien l'insolite et l'étrangeté de Sauclières, dans l'Aveyron où je vis depuis quelques années, cadre du dernier film d'Alain Guiraudie, «Miséricorde». J'ai envie de me sentir vivant, d'être connecté avec le monde, que ma musique soit véritablement un art vivant.

Presse & Entretiens