Ressusciter la Rose
À propos de l’œuvre
Ressusciter la Rose est une création musicale commandée à l’occasion du centenaire de la Villa Noailles. Ce « palais Saint-Bernard », villégiature cubiste commandée par Charles et Marie-Laure de Noailles à Robert Mallet-Stevens en 1923, a été le théâtre d’un siècle de création, de fête et de rencontres artistiques.
L’œuvre est une proposition musicale en trois actes qui célèbre la vie, l’œuvre et la mémoire de ce couple de mécènes, à travers un spectacle qui traverse inventivement le temps, à l’image de la villa varoise pour laquelle il a été imaginé.
Équipe artistique
- Composition et direction musicale : Raphaël Lucas
- Livret : Simon Johannin
- Mise en scène : Vincent Huguet
- Scénographie : Patrick Bouchain
- Dessins et costumes : Jacques Merle
- Tapisseries : Manon Daviet
Distribution
- Marie-Laure de Noailles : Jeanne Gérard / Camélia Jordana
- Charles de Noailles : Bastien Rimondi
- Le professeur de gym : Yanis Siah
- Le poète : Malik Djoudi
- La jeune fille à l’Âne : Delphine Mégret
- La narratrice : Pauline Cheviller
- Acrobates : Groupe Wondembe
Partenaires
Production Villa Noailles, en partenariat avec l’Opéra de Toulon Provence Méditerranée.
Avec le généreux soutien d’Aline Foriel-Destezet et de CHANEL, grand mécène du Centenaire.
Participation exceptionnelle des Chœurs de l’Opéra de Toulon et des musiciens de l’Orchestre de l’Opéra de Toulon.
Représentations
16 — 17 — 18 septembre 2023 — Villa Noailles, Hyères

La partition
La partition de Raphaël Lucas se veut un jeu de références traversant le temps. S’y rencontrent des mondes divers, allant de Debussy à l’électro-pop (avec le DJ Laurent Ta) en passant par le minimalisme américain, le jazz et des accents flamenco.
« Ce sont des compositeurs que j’admire énormément alors bien entendu, j’ai regardé vers eux, j’ai aussi pensé à la musique moderne de cette époque et à l’architecture de la Villa, avec tous ces angles droits, cette espèce de structure à la fois angulaire et organique, qui est très particulière à la Villa Noailles. Donc ça m’a pas mal guidé. Et puis il fallait faire un pont entre la musique de ce temps-là et la musique d’aujourd’hui. »
— Raphaël Lucas, entretien France Musique, septembre 2023
Le langage oscille entre gentille atonalité et post-modernisme assumé, en une formation chambriste élargie incluant une guitare électrique et faisant la part belle aux percussions.
Chacun des actes investit un lieu différent de la bâtisse — jardins suspendus, piscine, terrasses — convoquant formats (ensemble instrumental, piano) et esthétiques (opéra, comédie musicale, pop) variés. La scène finale combine images et extraits de films projetés sur la façade, défilé de mode, scène festive et musiques de toutes inspirations.

Genèse du projet
L’idée originale est de Jean-Pierre Blanc, directeur de la Villa Noailles. C’est à Sète, devant un verre, qu’avait été initiée cette aventure pour les 100 ans de la villa.
« L’idée était de créer un spectacle qui ne soit pas trop conventionnel, puisque les Noailles sont justement connus dans leur mécénat, dans leurs goûts et dans leur vie pour avoir été vers la création, vers l’impertinence, le scandale même. Donc on ne pouvait pas faire un opéra trop sérieux, ou trop chic. On voulait que le spectacle reflète l’histoire de ce lieu, qui fut donc d’abord la villa d’avant-garde d’un couple de mécènes, ensuite un lieu abandonné qui a failli disparaître dans les années 80, puis qui renaquit en devenant sous la direction de Jean-Pierre Blanc, le Centre d’art de la Villa Noailles. »
— Vincent Huguet, mise en scène
Presse
- France Musique — « Ressusciter la rose », un opéra qui rend hommage à la Villa Noailles (reportage audio, septembre 2023)
- Diapason — La Villa Noailles célèbre son centenaire en faisant « Ressusciter la rose » (critique, 20 septembre 2023)
- Sceneweb — Camelia Jordana et Bastien Rimondi dans Ressusciter la Rose, un hommage opératique à Marie-Laure et Charles de Noailles
- Opéra de Toulon — Ressusciter la Rose — fiche spectacle
- Villa Noailles — Création musicale « Ressusciter la Rose »